she said hey honey! take a look on the wild sideET PUIS ENTRAINE MOI, EMMENE MOI OU LE CIEL N'EXISTE PAS. dfaçon, si je perds, JE GAGNE. / « un voyage au pays du "spleen" (c'était juste merveilleux) » / un garçon, raté

Versons une larme, je me croirais en juillet 2006, avec juste quelques petites choses en moins
quand j'écrivais "Je meurs. Mais je meurs avec mon CD illégal de Meds" :')


Jveux encore chanter Five years en sautant dans l'herbe d'une aire d'autoroute non identifiée, le sac plein de gros bouquins d'occasion que je ne daignerais toucher qu'en rentrant du mois le plus mythique de ces seize années d'argeles, écrire des cartes postales de cul à mon défunt frérot qui m'aurait ensuite montré les photos de ses palpitantes tribulations en Amérique pendant que je l'aurais tapé d'une main et terminé tout son stock de pain de mie / nutella de l'autre, aduler Brian et ses tendances sexuelles (owh mon héros) et se retrouver à écrire des lettres (non envoyées) à minuit dans la baignoire tout en accumulant les tentatives de réconciliation avec Mad (l'enjeu de la 3e, eh nan c'était pas le brevet). Notre mythique Madeleine. Notre mythique année :)


PLACEBO AU ZENITH LE 24 OCTOBRE :'D
she said hey honey! take a look on the wild sideET PUIS ENTRAINE MOI, EMMENE MOI OU LE CIEL N'EXISTE PAS. dfaçon, si je perds, JE GAGNE. / « un voyage au pays du "spleen" (c'était juste merveilleux) » / un garçon, raté
# Posté le dimanche 10 mai 2009 15:45
Modifié le vendredi 10 juillet 2009 06:56

.H E L L O_W O N D E R L A N D_!i miss my paradize.

.H E L L O_W O N D E R L A N D_!i miss my paradize.
" Pourquoi qu'on supporterait pas la vie
du moment qu'il suffit d'un rien pour vous en priver ?

Un rien l'amène, un rien l'anime,
un rien la mine, un rien l'emmène.
"

gnark gnark gnark
*

La Belle Epoque. On errait à Montmartre, à Bercy, à Saint-Michel, tou(te)s ensemble. Le vendredi soir je trainais mon sac très lourd de brasserie en café, je les contemplais devant leurs shots, j'étais sûrement la seule qui avait envie de danser entre les trop nombreuses tables empilées dans les salles du sous-sol, un ou deux soirs j'attendais abusivement et intensément de le voir, puis je courais prendre mon métro, toujours béate devant les gens (peut-être) artificiellement heureux qui se balançaient dans les wagons. Des fois des inconnus s'entre-jetaient des verres d'eau à la tête, de grands moments. Moi j'apprenais innocemment à les connaître; et puis comme ça on sortait sous la pluie, entre la fumée je m'accrochais à mon téléphone pour lui dire qu'elle nous manquait. Il y avait tout à (re)découvrir, dans un consciencieux hédonisme et une débordante affection générale. Je crois que je m'étais trompée de 365 jours quant à l'âge idéal. Suffisait juste de suivre la doctrine, et de vivre TOUJOURS PLUS FORT.

DEUXIEME ROUND
terminé.

BOY!......
comme toi aussi parfois j'ai peur de la nuit dehors
de tout ce que tu vas découvrir ici la vie la mort ♪

7-9 mai : LONDRES
11 mai : SONGBOOK LA REPUBLIQUE DES METEORS
13 mai : (dernier) BAC SPORT youpi love love LOVE
20 mai : BAC THEATRE de Mad
25 mai : BAC MUSIQUE hahaha
26 mai : Places pour Indo à l'Olympia.. OU PAS


Les clash ont devancé les subways june est tombée nicola est au front qu'en est il de la guerre est finie hanoï parait lointaine je ne sais plus jouer les yeux fermés les pages ne tournent plus après overdoses non june s'est juste cachée sa philosophie est l'apologie du désastre il faudra juste le déclamer (Sartre)
" Plutôt cent morsures, plutôt le fouet, le vitriol, que cette souffrance de tête, ce fantôme de souffrance, qui frôle, qui caresse et qui ne fait jamais assez mal " alors sonnons plus fort union UNION war la fleur au fusil pendant trois jours le temps a cessé de passer à toute allure oui les secondes suspendues au tournant des allées des pounds et ses morceaux de présence dans les poches il n'y avait plus que le café qui brulait et des sourires internationaux surtout elles étaient belles (belles belles) et presque inconnues alors de les voir avancer le regard perdu nous à notre habitude on tournoyait un peu partout qu'importe la fatigue euphorie tressaillante mais les escaliers sont vides les cartes rangées les bouteilles vidées les heures passées et le temps est reparti
# Posté le mercredi 08 avril 2009 14:35
Modifié le mardi 26 mai 2009 18:11

Etre plus solaire, elle y songeait parfois; mais dans cette contemplation assidue au dernier instant on déchirera chaque page, on crachera J'AIME TROP LA VIE POUR MOURIR ICI \ C'EST QUOI CETTE GUERRE QUE NOUS ALLONS FAIRE ?sur chaque sentiment, on dénouera chaque lien. Abîmés, unpeumoins,unpeuplus[ &elle, le remède à tout, le rayon d'euphorie. Jamais essoufflées. ]

Etre plus solaire, elle y songeait parfois; mais dans cette contemplation assidue au dernier instant on déchirera chaque page, on crachera J'AIME TROP LA VIE POUR MOURIR ICI \ C'EST QUOI CETTE GUERRE QUE NOUS ALLONS FAIRE ?sur chaque sentiment, on dénouera chaque lien. Abîmés, unpeumoins,unpeuplus[ &elle, le remède à tout, le rayon d'euphorie. Jamais essoufflées. ]
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Est-ce que ton coeur bat encore comme le mien
Est-ce que ton corps se bat comme le mien ? ♪

--------j u n i o r--s o n g--u n i o n--w a r--p l a y b o y--------

Maintenant, il fallait arrêter de s'illusionner. Ah ça, il était efficace ce sourire déchirant. Innocemment incisif. De charmantes plaies, on en aurait redemandé encore et encore, comme un nouveau souffle pour réveiller ce qui en elle avait encore vocation à vivre toujours plus fort.
Et elle laissait la lumière s'échapper, impuissante devant cet inévitable spectacle. Dans le ciel habituellement si sale; on pouvait cette fois distinguer l'horizon souillé d'une flopée d'étoiles. Ainsi, il faut grandir encore ?


[ Tu entends ? Dans un vacarme fracassant se rapprochent les pas saccadés; ce vide prenant qui les retient vers l'infini. Et ils s'échappent de toi. Là-bas il tombe, il s'accrochait juste à ton souvenir, aux derniers mots au bord de tes lèvres. Il tombe; dans un fracas, le rêve s'écroule, tout file entre ses doigts tremblants. Il ne reste d'intact que la peur vaine et la stupeur ridicule. A qui la faute ? ]

Cleptomane du pays des merveilles.
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
d ' u n e__a u b e__a u__c r é p u s c u l e

Les diagnostics fournissent de bonnes excuses. Qu'est-ce que ça valait de tanguer un peu entre deux courses ? Arthur Rimbaud, lui, a 17 ans il était déjà parti, avec ses poèmes et son absinthe. Mais les mots sont tellement impersonnels, c'est vrai.
# Posté le dimanche 11 janvier 2009 15:28
Modifié le dimanche 05 avril 2009 16:52

d'une étoile à l'autre, tu ne vois pas ? je n'aurai plus que des sourires pour toi.Tant pis si le bateau des étoiles chavire*

d'une étoile à l'autre, tu ne vois pas ? je n'aurai plus que des sourires pour toi.Tant pis si le bateau des étoiles chavire*
*
« Avec toi je ne souhaitais pas suivre une politique sage ;
j'étais incapable de feindre, d'être prudente; jet'aimais »
Et j'étais surprise de voir qu'en fin de compte, j'y croyais toujours aussi fort.

_____Ces rues sous la nuit étaient délicieusement exaltantes ; mes pas étaient les seuls sons qui résonnaient toujours sur les trottoirs. Comprendre quelque chose comme ça était toujours difficile, le vivre était suffisant.

_____Oui j'étais décidée. La sensation d'un coeur plus léger que leurs fumées allait revenir sans grand mal; un effort, du courage, les poignets libres, des étoiles des couleurs de l'Adora du June et du Gang bang. Les mêmes héros, les mêmes aspirations, les mêmes amours. L'insolence face à l'omniprésence. Et ça allait, ça coulait, ça souriait. L'air glacé se buvait quand on recommencait à fredonner en murmurant. Il fallait juster narguer le monde et "continuer de le braver"; viser les étoiles, le surréel. Rien de plus simple oui, rien de plus accessible. Pour ne pas avoir peur, il ne faut plus regarder en bas.

Mad (L)
Nos parfums de chlore ; les lys qui éclosent ; les lacs gelés ; l'odeur de thé ; les crépuscules tristes des endroits passés ; le carton aux cadeaux ; Nicola qui chantait dans la chambre, la buée trempant les carreaux ; nos cinq films ; les nuits imparfaites ; Sartre dans les rayons du matin ; les vinyles du soir ; le coucher de soleil sur la mer aux M&F sur le sable ; nos litres d'eau ; les rues glacées de Rennes ; son image entêtante ; les chagrins silencieux ; et nous qui mentons tellement mal ..
# Posté le samedi 13 décembre 2008 16:51
Modifié le dimanche 18 janvier 2009 14:43

A l'époque, le matin claquait jusqu'aux banquettes arrières du 64 à écouter les Subways bien trop fort en scrutant à travers la vitre quand on passait devant le parc de Bercy; des mois plus tard, toujours le matin, de la fumée flottait dans l'air du parc, à lire l'Amour sur un mur cassé en attendant son train qui n'arriverait pas avant plusieurs longues heures.

Ca claquait ça fumait toujours, retour quelques mois auparavant, sur un quai indéfini de la ligne 6, un sourire béat et du You talk (Babyshambles) parce qu'elles réussissaient. A transformer du fade en transcendant. Quelques heures plus tard il fouillait dans mon sac et quelques mois plus tard je sus que mon sourire béat avait tout déclenché.

Encore avant, ça ne claquait plus parce que l'herbe des champs amortit les sons superficiels, la guitare le trépied ne pesaient rien si ce n'est le poids euphorisant d'une folle sensation de liberté. Deux saisons plus tard, il faisait trop froid pour longer les bois; un vélo et un téléphone d'un autre siècle ont fait l'affaire, rouler, rouler et chanter I'm outta time (Oasis) pour le plaisir de sentir la fumée fendre l'air; à cent kilomètres, il n'aurait pas pu m'entendre. Et le grenier craquait toujours autant mais le combiné dans la main fit varier le sujet des craintes.

Gare Montparnasse d'un jour à l'autre, le seul marquant fut celui du grand Retour, du grand début, celui sans peut-être ou on verra; personnellement j'avais déjà vu bien loin. Un mois après retour au parc où tous les crépuscules laissent un souvenir impérissable; celui là n'a pas échappé à la règle, revenant chaque jour à l'esprit comme un subtil avertissement laissant deviner que tu vois Faustine, pourquoi il n'y aurait que toi qui aurait le privilège de faire souffrir les autres ? comme l'image brouillée d'une rue trop sombre, de phrases accumulées, d'une sensation délicieusement apocalyptique (je pèse mes mots) et d'un vélo qui tanguait, un peu trop vite tout de même, et de mots plaqués ça et là toute la nuit; dès lors j'ai vraiment commencé à aimer Aragon.

Trois mois plus tard, et tous les jours, près des grilles je sens sa présence, je l'attends. Quand il faisait encore jour, il était toujours là à m'appeler de sous les sapins; à en regretter une époque aussi détestable que l'été. Dans mon hall la veille d'un oral oui. Quelques jours plus tard j'ai sorti mon vélo pour la première fois depuis des années; une grande occasion. J'ai néanmoins trouvé le moyen de refuser ce qui se trouve à mon poignet; effrayantes ces étoiles quand le jour s'en va trop tard.

Les six semaines suivantes consistèrent à lire des livres très tristes, à s'asseoir près de la mer pour constater chaque soir que ma chanson préférée était bien trop fatidiquement réaliste, à se tuer les mains sur les rochers à chaque mot redouté et finalement prononcé, à être témoin d'un bonheur non réciproque quelques centaines de kilomètres plus loin. Et parfois marcher, marcher jusqu'à ce que la pénombre complète me fasse perdre la route, le portable éteint, enfin.

Deux ans avant les peines étaient de plus courte durée et les traces laissées font plus office de doux espoir que d'autre chose. Comment conclure ce qui n'a ni début ni contenu ? Ma petite existence a prix une tournure démentiellement mémorable du 1er janvier au 6 juin 2008. Le 6 juin. 6 juin 6 juin. Cette petite existence s'est jouée lors un mardi midi, en cours d'anglais spé, toi à ma droite. Un pari. Je les gagne toujours, de toute façon. Mais avec celui là je crois que j'ai gagné un peu plus que prévu.
# Posté le mercredi 17 décembre 2008 15:34
Modifié le dimanche 18 janvier 2009 15:25